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La lutte contre la féminisation du VIH/SIDA en R. D. Congo

Célébration de la Journée Internationale de la Femme

Ce thème traduit la prise de conscience des acteurs socio sanitaire sur le caractère exponentiel de la maladie qui frappe plus les femmes et les jeunes de deux sexes, aussi bien dans les milieux urbains que ruraux.

Femmes et jeunes, victimes du VIH/SIDA

L’objectif principal de cette journée est de mobiliser massivement les femmes et les hommes pour contribuer à la lutte contre la féminisation, la juvénilisation et la ruralisation du VIH/SIDA ainsi que contre les violences sexuelles et les conflits armés sources de propagation de la pandémie.
Il sera question de sensibiliser la population féminine ainsi que la jeunesse sur le danger du VIH/SIDA. Renforcer les capacités des paires éducateurs et assurer leur opérationnalité contre le VIH/SIDA. Asseoir en R. D. Congo un leadership féminin agissant contre la pandémie.

Causes du VIH/SIDA

Globalement en R. D. Congo, 13 29 086 personnes sont infectées par le VIH selon les estimations de 2007 de l’UNGASS à cause de la pauvreté, de l’immigration, de la prostitution, de l’analphabétisme ainsi que du manque d’information et des actes de viols et violences sexuelles sans oublier les déplacements massifs des populations qui découlent de la guerre d’agression et des conflits armés récurrents, notamment à l’Est.

Ages et mode de contamination

Le contexte épidémiologique généralisé présente les groupes d’âge les plus touchés entre 20 et 29 ans (les femmes) et 30 et 39 ans (les hommes) et souligne que le mode de contamination le plus observé reste, la transmission sexuelle (87%) suivi de la transmission de la mère â l’enfant (6%) et par voie parentale (5 %).

Nécessité du leadership agissant de la femme contre ce fléau

C’est donc autant de graves réalités sur la pandémie qui militent pour le leadership agissant de la femme contre le fléau. Il y a nécessité de l’engagement de tous, partenaires de terrain et internationaux, mais aussi d’une volonté politique nationale pour assurer la protection maximale des femmes et des enfants à la fois contre les conflits armés et le VIH/SIDA.
Réduire l’impact économique et social de la pandémie d’ici 2015 (objectif du millénaire pour le développement) exige d’élaborer des politiques sectorielles et des stratégies axées essentiellement sur la Prévention.

Albertine Tshibilondi Ngoyi
(cf. Document Célébration de la Journée Internationale de la Femme 8 mars 2009, R. D. Congo).