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Le christianisme est-il mysogyne ?

Un ouvrage qui traite de la place de la femme dans les Eglises. De nombreuses femmes estiment ne pas être traitées à l’égal des hommes dans les Eglises chrétiennes. A l’heure où il y a une "querelle de genre au vatican", cet ouvrage mérite l’attention.

Que veulent les femmes ?

Elles réclament notamment de pouvoir occuper des postes de pouvoir et de décision. Certaines revendiquent plus spécifiquement de pouvoir accéder aux ministères ordonnés.

D’où la question posée dans cet ouvrage "Le christianisme est-il mysogyne ?", à l’initiative de la Fondation Sedes Sapiens et de la Faculté de théologie de l’UCL (Louvain-La-Neuve).

On y trouve quatre exposés, quatre points de vue (féminins et masculin), "disciplinaires", "confessionnels"...) qui offerent de nombreux éléments d’une approche renouvelée, dynamique et stimulante de la place des femmes dans les Eglises, mais aussi plus largement dans les sociétés humaines.

Quelques interrogations suscitent un approfondissement :

Le christianisme est-il donc mysogyne ou du moins patriarcal et androcentrique ?

La Bible elle-même est-elle sexiste ?

A-t-on pris la mesure des changements sociaux considérables intervenus depuis plus de cent ans dans les rapports homme-femme, et des questions nouvelles ainsi posées aux Eglises ?

N’y aurait-il pas d’ailleurs un lien direct entre les anthropologies traditionnelles (agustinienne, thomiste) et la place faite à la femme dans le catholicisme tout spécialement ? -----

Pour en savoir plus, une table des matières :

Elisabeth Parmentier se pose la question : "Les théologies féministes sont-elles encore un défi pour les eglises ?"

Marie-Elisabeth Heneau aborde le thème "L’Eglise Catholique et les mouvements féministes : révendications des femmes belges et paroles du Magistère romain"

Anne-Marie Reijnen fait une réflexion sur "Seses, genre et genre humain : un itinéraire théologique".

Enfin Joseph Famerée examine les "Anthropologies traditionnelles et statut écclésial de la femme".-----

Un extrait

Quelques interrogations qui donnent à penser

"Serait-il donc contraire au message chrétien de dénoncer les conditions de subordination auxquelles tant de femmes sont encore asservies de par le monde ?

Est-il encore recevable aujourd’hui de se référer aux différences biologiques pour justifier une répartition des rôles entre hommes et femmes, alors que le poids des traditions culturelles dans ce domaine est reconnu depuis longtemps par les communautés scientifiques ?

Est-il encore possible d’invoquer sans souci de contextualisation des versets bibliques qui ne peuvent historiquement prendre en compte l’évolution des comportements humains ?

N’est-il pas curieux par ailleurs que soit évacué ici le souvenir de l’homme de Nazareth, qui fut bien meilleur accueil aux femmes de toutes les coditions ?
S’en souvenir de temps en temps permettrait peut-être de débarasser le christianisme de sa réputation de mysogynie ?" (Marie-Elisabeth Heneau, "L’Eglise Catholique et les mouvements féministes : révendications des femmes belges et paroles du Magistère romain", p. 56)

Référence

Ouvrage coédité par ces quatre auteurs, Le christianisme est-il mysogyne ? Place et rôle de la femme dans les Eglises, éditions Lumen Vitae, Bruxelles, 2010

Albertine Tshibilondi
Livre disponible au Fonds de Documentation ATN/CEAF&RI
Contact : CEAF&RI